Héloise Berns

Lignes

Ernest Fourneau karrikan Susperregui okintegi aintzinean.

Rue Ernest Fourneau devant la boulangerie Susperregui

©Héloise Berns
©Héloise Berns

C’est avec quelques lignes que tout commence, que quelque chose commence à être dit. Peu de lignes peuvent y suffire, mais il faut quelques lignes, les points seuls ne sont pas assez.

Ensuite seulement, quelque chose comme une régularité se dessine, qui oscille toujours entre un hachurage, une grille, une limite, peut-être un ordre mais pas trop.  

Ces régularités semblent naturelles, elles commencent naturellement, et très vite mais sans savoir quand, on s’aperçoit qu’elles ne le sont plus, qu’elles sont, ne fût-ce qu’un peu, construites, humaines, entretenues. Et ce qui compte là, ce qui est bon, c’est qu’on ne peut pas savoir le moment précis où, de spontanées, les lignes ont cessé de l’être, pour devenir des rythmes. Le moment où on passe de quelques lignes à un rythme, à une régularité, ne se distingue pas.

 

D’une régularité, on peut jouer, on peut se jouer toujours un peu, la déplacer, la répéter mais en sachant que des irrégularités s’y glissent qui pourtant ne les suppriment jamais.

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