Le Festival de Photographie du Pays Basque

 

RITES   SYMBOLES   LIBERTÉ

Les Chemins de la Photographie naît grâce à l’énergie et à l’amour pour le partage de deux auteurs photographes, Patrick Ondicola et Raphaël Cauhépé-François qui, avec le soutien de la Mairie, débutent une récupération des lieux et de l’espace public du village d’Ascain. Ses murs et ses commerces, sont ainsi rhabillés par des visions transfrontalières et des regards venus du monde entier.

 

Une terre, un pays, quarante-huit photographes. Et un festival unique, créé en 2014, qui emprunte les Chemins de la Photographie d'Ascain, en plein Pays Basque. Entre la France et l'Espagne, un territoire, une forte identité, tenace dans ses convictions et ses ambitions, une culture riche d'une vitalité qui enjambe allègrement les frontières établies par les états.

Ce n'est pas un hasard si le festival a choisi cette année pour thème central Rites, symboles et liberté. Des concepts à la fois sociaux, culturels et philosophiques, qui embrassent en grand format ce qui fonde les sociétés. Qu'ils soient sacrés ou profanes, qu'ils appartiennent à la nature ou aient été créés par la main de l'homme, les rites et les symboles distinguent autant qu'ils rassemblent.

 

© Francesca Di Bonito
© Francesca Di Bonito

Sans autre parti-pris que celui de l'esthétique, le festival présente la diversité des croyances et des mythes comme le principe fondateur et moteur des communautés humaines, et fait la part belle au peuple basque, démontrant en images à la fois la pluralité de l'interprétation du sacré – sans négliger les rassemblements plus contemporains et plus ancrés dans une modernité sociétale – et interrogeant le spectateur sur son appartenance physique ou spirituelle, admise ou fantasmée, à un groupe.

 

Si le sacré, voire le folklorique, sont considérés comme une réponse à l'omnipotence de la nature, les thèmes plus actuels tels que les migrations, l'exclusion sociale, les revendications identitaires, religieuses ou politiques appartiennent également à notre univers et posent la question fondamentale de la liberté, ou plus précisément des libertés. Individuelles ou religieuses, elles touchent à la fois les corps et les âmes, et s'entrecroisent dans un même mouvement, celui d'une dynamique humaine bouleversée par la modernité. Une dynamique aujourd'hui encore tentée par le repli cultuel ou identitaire face à la disruption d'une frontière définie entre soi et l'autre, entre la coutume et le changement, et dont la conséquence historique a toujours été une perte progressive ou totale des libertés.

 

 

Le Festival

© Serge Teixeira
© Serge Teixeira